Il me semblait nécessaire d'exprimer mon avis personnel, et le pourquoi de mes décisions, vis à vis de la façon de nourrir nos chiens et chats.
Si j'ai fait mon propre choix d'après mes connaissances alimentaires et constatations sur la santé des animaux domestiques, il reste à chacun de forger sa propre opinion en cherchant ce qui lui semble le plus adapté à son mode de vie et son compagnon.
J'espère apporter ici quelques indications, et une nouvelle compréhension, à tous ceux désireux de se renseigner à ce propos.

Je n'aborderai pas le sujet très vaste des rations dites « ménagères », et de toutes les recettes existantes.
Ce qu’il faut néanmoins retenir c’est que correctement conçues et équilibrées, elles peuvent être une très bonne alimentation.
Par contre, non étudiées et préparées sans connaissances réelles des besoins nutritifs de l’animal, elles peuvent s’avérer catastrophiques pour sa santé générale.
Ces dernières années la diète BARF a fait son apparition.
Il s’agit pour ses partisans de se rapprocher le plus possible d’une nourriture et d’ingrédients que l’animal trouverait dans la nature (avec légumes et divers apports pour le chien, mais strictement carnivore pour le chat et le furet).
Prenons l’exemple du loup pour le chien, et mettons dans la gamelle de notre toutou ce qu’un loup pourrait manger à l’état sauvage.
Si l’idée est d’excellente intention, il me semble qu’il y a un oubli majeur dans cette approche : nos chiens de nos jours ne sont plus des animaux sauvages. Leurs capacités de digestion et leurs besoins sont aujourd’hui loin d’être identiques à ceux d’un loup.
Mon tout premier reflexe est de penser qu’un chien peut facilement abimer l’émail de ses dents en rognant des os presque quotidiennement, car sa dentition est bien moins résistante que celle d’un loup.
D’ailleurs, l’acidité de l’estomac du chien n’égale plus celle de son frère sauvage. Malheureusement certains animaux subissent ainsi de graves occlusions intestinales.
La sélection artificielle opérée par l’homme sur le chien l’a rendu plus fragile - à différents degrés selon les races -, et nous ne pouvons plus le nier.
La nourriture industrielle dite « humide » n’est pas, à mon sens, une alimentation quotidienne adaptée à nos animaux de compagnie.
Les boites de conserve pour animaux contiennent environ 80% d’humidité : cela est fort payé pour acheter simplement de l’eau ! Leur contenu est pauvre en nutriments essentiels et composé bien souvent de sous-produits d’animaux, accompagnés de conservateurs et colorants artificiels.
Si certaines grandes marques proposent de la nourriture humide de meilleure qualité, la quantité journalière à donner reste importante et donc particulièrement coûteuse.
Je pense que l’intérêt majeur des « pâtées » est de pouvoir stimuler un animal affaiblit à manger des croquettes de qualité, mixées au préalable et mélangées avec.
Les premiers avantages de l’alimentation industrielle sèche est de ne nécessiter aucune préparation préalable, d’être facilement conservable, et également très pratique à transporter en cas de voyage.
Toutes proportions gardées, les croquettes aident l'animal dans la lutte contre le tartre en frottant contre les dents lorsqu'il mange.
Cela ne dispense pas d'offrir de temps à autre des friandises à mastiquer longuement ou encore des jouets, comme les cordes à noeuds pour chien, qui viennent frotter efficacement et tout en douceur contre l'émail.
Comment décoder la composition d’un l’aliment industriel, tel que les croquettes ?
Avant toutes choses, il faut savoir que les ingrédients sont inscrits sur les paquets par ordre décroissant.
Les appellations-ingrédients telles que « contient du », « au », « riche en », …, sont réglementées par un poucentage.
Par exemple, « au » désigne une composition contenant 4 à 14% du produit concerné.
Si l’on formule un aliment avec 4 % de poulet, 4% d’agneau, et 4% de saumon, on pourra vendre ce même aliment sous trois emballages différents en mentionnant « Au poulet », ou « A l’agneau », ou encore « Au saumon ».
Prenez le temps de lire ces définitions d’ingrédients présents dans de nombreuses croquettes pour animaux :
Sous-produit (origine animal ou végétal) : Un sous-produit est le résultat indésiré de l’élaboration d’un produit alimentaire final. Ce « résidu » de fabrication n’est pas prévisible dans sa constitution. Il sera rentabilisé en servant à la composition d’un autre produit. Les sous-produits sont utilisés tel quel ou en fermentation. Un cahier des charges les réglemente, mais leur teneur en constituants « dangereux » (métaux, pesticides, …) est donnée à titre indicatif et encore trop rarement contrôlée.
Les sous-produits sont source de digestion difficile, d’augmentation des déjections, de fatigue du foie, des reins, et du système immunitaire en général.
Hydrolysat (origine animal ou végétal) : On peut les trouver sous diverses appellations « protéines animales hydrolysées, hydrolysat de protéines, hydrolysats de volailles, hydrolysat de protéines animales… ». L’hydrolyse est une réaction chimique qui "décompose" les molécules des protéines dans l’eau en présence d’une solution d’acide sulfurique, chauffée à très haute température. On obtient ainsi des acides aminés (qui composent naturellement les protéines). Les matières animales premières utilisées dans ce processus sont des poils, du cartilage, des pattes d'animaux, des plumes, ou encore des becs de volailles mélangés à cette solution dans de grandes cuves. La soie de porc en provenance des abattoirs est la source de protéine animale la plus employée.
Les additifs alimentaires artificiels : Ce sont les additifs qui n’ont aucun equivalent dans la nature. Ils sont entièrement artificiels, obtenus par synthèse chimique. C’est le cas de certains colorants, anti-oxygènes ou conservateurs. C’est le groupe d’additifs qui est le plus inquiétant pour la santé, y comprit humaine.
Je citerai simplement ici les antioxydants BHA et BHT (E320 et E321).
Le BHA est probablement l’antioxydant artificiel le plus utilisé dans l’industrie alimentaire. Il peut provoquer des réactions cutanées locales, ou des irritations des muqueuses. Il est classé dans les cancérigènes possibles.
L’utilisation du BHT est très controversée : peu d'études ont été menées à son sujet, et son inoffensivité n'a pas été établie (contaminants possibles : cendres sulfuriques, arsenic, métaux lourds). Il résiste aux fortes températures qui peuvent être atteintes lors de la fabrication d’un produit, contrairement à certains antioxydants naturels tels que la vitamine E.
Le BHA et le BHT sont aussi des allergènes probables. Ils contiennent des résidus toxiques pour le système digestif, même s’ils sont sujets à une réglementation limitant les quantités maximales dans lesquelles ils peuvent être utilisés.
Lorsque l'on sait ce que contiennent certains paquets d'alimentation, il devient alors plus facile de faire un choix judicieux !
Le fait de donner un aliment de moindre qualité à bas prix n'est pas une assurance de réelles économies. De telles alimentations contiennent peu de nutriments de qualité : nos compagnons devront alors en consommer en plus grande quantité pour subvenir à leurs besoins !
Finalement une nourriture de meilleure composition sera peut être plus chère au kilo, mais votre paquet aura une durée de vie bien plus longue vis à vis des rations moindres à distribuer chaque jour.
Il ne faut pas non plus oublier le "capital santé " de votre animal : une alimentation saine c'est aussi moins de visites chez le vétérinaire !













