On peut définir la méthode de base du comportementaliste ainsi :
- Observer les comportements problématiques chez l’animal, et dans quelle(s) situation(s) ils surviennent.
- Analyser les conditions d'expression de ces comportements inadaptés, et comprendre la raison de leur apparition.
- Comprendre parfaitement la relation homme/animal qui se joue devant lui, appréhender correctement les attitudes du maître
- Chercher des solutions convenant au maître et à l’animal.
- Expliquer au maître le pourquoi, le bien fondé, et le résultat attendu par cette nouvelle démarche.
Avant toutes conclusions sur son comportement, il faut bien s’assurer que l’animal ne souffre d’aucune pathologie pouvant l’amener à se conduire de façon excessive.
Un vétérinaire compétent peut vous aider dans cette recherche.
De nombreux comportements inadaptés sont dus à une mauvaise communication homme/animal, et/ou à un environnement inadéquate pour les besoins du chien, mais certains peuvent aussi résulter de traumatismes psychologiques liés au passé de l'animal.
Un comportementaliste sérieux aura pour but de réellement s’adapter à votre compagnon et votre foyer, en tant que situation unique ! Il est à même de comprendre et analyser le comportement du propriétaire de l'animal. Il fait preuve d'empathie et son but est d'apporter des relations à nouveau saines dans le foyer où il est appelé.
Le comportementaliste est dans une démarche d'observation afin de comprendre ce qui motive le chien dans ses attitudes. Il peut ainsi proposer des méthodes pour changer le comportement habituel et indésirable de l'animal.
Il ne se substitue pas à un diagnostique vétérinaire.
La Néoténie :
La principale analyse à faire, avant même de réfléchir à comment résoudre les problèmes d’un chien, est de définir son stade de néoténie.
La néoténie est la conservation des traits de caractère juvéniles chez le sujet adulte, cela englobe les particularités comportementales.
Lorsqu'il s'agit de particularités physiques, on appelle cela "pédomorphisme".
Par exemple les chiens remuent la queue et aboient toute leur vie comme des "louveteaux", alors que les loups abandonnent ce comportement dès l’âge adulte. Certaines races ont aussi les oreilles tombantes, ce qu’on ne rencontre pas chez des animaux sauvages.
Avec la sélection artificielle faite par l’homme, de nombreuses races de chiens comportent aujourd’hui des aspects juvéniles. Evidemment, seules les formes comportementales seront utiles pour analyser la façon d'agir du chien et définir la meilleure méthode de rééducation pour lui.
On peut établir facilement quatre stades principaux d’attitudes chez le chien.
Il suffit de se référer aux différentes périodes de sa vie, certains sujets se trouvant parfois entre deux évolutions :
| Le nouveau né | Peur des stimuli extérieurs, surattachement au maître |
| Le chiot | Joueur, cherche la sécurité du maître et son affection avant tout |
| Le jeune adulte | Joueur, teste parfois son maître au niveau hiérarchique |
| Le chien pleinement adulte | Peu joueur, peut tester souvent son maître ou au contraire être très respectueux |
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Le premier stade : le nouveau né
Le chien est lié exclusivement à sa mère et à sa fratrie (le maître et sa famille).
L'éloignement de ces derniers provoque chez lui beaucoup de stress, et une grande angoisse.
Le monde extérieur ne l'intéresse pratiquement pas : il craint tout ce qui lui est étranger et réagit généralement avec agressivité à tous stimuli inconnus.
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Le deuxième stade : le chiot

Le chien manifeste de la curiosité et de la vivacité à l’égard des stimulations extérieures.
Il joue avec ses parents et sa fratrie (« meute » humaine), il sort facilement du territoire familial et découvre le monde avec intérêt.
Néanmoins il reste méfiant, parfois peureux de ce qu’il ne connaît pas, s’en remettant à la sécurité que lui procure sa meute et son maître.
Il aime prendre des objets dans la gueule par amusement, et est souvent très attaché à certains objets comme ses jouets.
Les chiens adultes qui sont restés à ce stade sont peu adaptés au "travail" car ils manquent de maturité. De nature enjouée, ils cherchent avant tout le contact affectif.
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Le troisième stade : le jeune adulte
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Le quatrième stade : le chien pleinement adulte
Le chien ne recherche plus autant le rapport de sécurité, car il a pris confiance en lui, mais il reste néanmoins très dépendant de son maître.
Instinctivement il a tendance à courir après n’importe quel objet ou animal en mouvement, ou même à "encercler" pour certains chiens de berger.
Ce comportement est une ébauche de l’attitude prédatrice qui consiste à poursuivre une proie et à la saisir.
Les chiens de ce stade ont un sens hiérarchique développé, ils peuvent parfois « tester » leur maître et leur autorité.
Ces animaux ont une maturité pratiquement adulte.
Ce stade correspond à un animal indépendant capable de prendre des initiatives.
Le sens de la hiérarchie est extrêmement développé chez ce type de chien, et seul un vrai "chef de meute" - calme et sûr de lui - aura son respect.
Ces individus ne recherchent pas une « mère » de substitution, ils ont besoin d'un "meneur" qui les guidera sans hésitations ou tendresse excessive.
Ils tenteront, sans hésiter, de prendre une place prédominante s’ils observent que leur maître n’est pas à la hauteur.
Ce classement de base permet de mieux comprendre le comportement quotidien de chaque chien, selon leur degré d’évolution.
Bien entendu, le comportementaliste sera à même de bien définir le rapport qu'entretient le propriétaire avec son animal, afin de le conseiller au mieux dans les nouveaux comportements et attitudes à avoir avec son protégé.
Le comportementaliste est un "conseiller", pas un éducateur canin.













